programme

Construction d’une maroquinerie, comprenant ateliers, espaces de maintenance, espaces de restauration et de vie collective

localisation

Région Bordelaise

maître d’ouvrage

privé

mission

mission de base

surface

6 000m²

coût

12 000 000€ HT

statut

chantier en cours, livraison prévue en septembre 2020

Ateliers de maroquinerie

Le projet traite de la réalisation d’un lieu fort, autocentré porteur d’une culture d’entreprise déposé dans un espace naturel sans émergence dominé par la stature du pont franchissant le fleuve.
Il exploite la dimension horizontale du site en fondant édifice et trame du parc de stationnement dans les traces visibles de l’espace naturel perdu dans la plaine alluviale.
Le plan de masse conjugue le dessin de deux géométries. La première issue d’une parallèle à la route départementale qui découpe le bâtiment en une série de travées étirées en Est ouest. La seconde perpendiculaire à la voie de desserte interurbaine longeant le fleuve récupère le tracé des noues paysagères existantes. Elle poursuit un chemin de l’eau déjà en place, et structure le parc de stationnement paysagé. Ce dernier est rejeté en arrière du site pour exposer au regard des passants et des automobilistes la façade nord de l’édifice. Elle affiche une horizontalité discrète et élégante qui révèle l‘activité sans tout raconter du contenu du bâtiment.
L’édifice présente une série de travées étirées en est ouest. Elles épousent un profil de sheds qui irriguent du nord vers le sud une lumière douce. Elle glisse sous les rampants de toiture jusqu’au cœur des espaces de travail. Une nef centrale installée au centre de la composition distribue au nord les espaces de travail, au sud les locaux servants et les espaces de convivialité situés au cœur de la composition. Les espaces de détente d’accueil et de restauration érigés au centre se définissent comme un épanouissement de la rue et accompagnent le parcours de l’usager. Au droit de cet espace le regard embrasse une déclinaison de la volumétrie et des charpentes du profil de sheds vers la charpente de ferme et le dessin arborescent des ombrières protégeant le grand hall de la lumière du sud.
La mise en scène du paysage est ici introduite par le jeu mimétique de l‘architecture avec les sujets végétaux qui ornent le front sud. Ce glissement progressif de la canopée de métal et de bois vers les feuillages des arbres poétise le seuil de l’édifice et enchante l’univers de l’artisan qui déjeune ou se détend sous la lumière du sud découpée par ces nuages végétaux et architecturaux.
Dès lors s’installe une continuité spatiale qui tend à effacer la limite du dedans et du dehors pour projeter l’usager dans le paysage et la vie au grand air ou immerger le visiteur dans la profondeur des espaces de réception ou de travail. Cette fusion des univers intérieurs et extérieurs est nourrie par le dessin d’un travail de sols et de mobiliers qui se répandent de chaque côté de la paroi vitrée.