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programme

Restauration et extension des magasins aux Vivres de la Marine, à Bordeaux. Cabinet d’avocats et espaces de travail en coworking

Patrick Arotcharen : architecte mandataire
Formalocal : architectes associés
Pascal Prunet : architectes associés (Architecture du Patrimoine)

localisation

Bordeaux

maître d’ouvrage

Rivière Avocats & Associés

mission

mission de base, OPC, synthèse 3D

surface

2 880m²

coût

6 000 000€ HT

statut

APD en cours

Cabinet d’avocats

Le projet propose une interprétation patrimoniale de l’édifice classé qui s’éloigne d’un concept d’extension sous forme de pastiche, pour préférer une mise en valeur réciproque du monument et de la greffe contemporaine en affirmant le caractère et l’époque de chaque intervention.
Il s’inscrit dans le plan de masse en lanière de l’aménagement de la ZAC des bassins à flots en flattant le caractère industriel et portuaire du site.Il installe la greffe contemporaine dans une juxtaposition linéaire qui effleure l’existant en reprenant dans ses profils de toiture l’élan des lignes de croupe et de pignon du bâtiment de pierre patrimonial.
Il offre à ce dernier en perception depuis la place un arrière plan qui agit comme un fond d’écran pour mieux révéler au passant l’élégante simplicité de la façade et de la toiture historique.
Le dessin des pignons exalte la dichotomie architecturale en affichant à côté du bâtiment de pierre un volume prismatique de zinc noir aux lignes tendues en échos au profil des toitures.
Ce dialogue en contrepoint renvoie chaque édifice dans son temps et joue une intégration par l’affirmation des différences.
Au delà de l’approche culturelle et patrimoniale le projet dessine un immeuble d’activités tertiaire et un lieu de vie. Il affiche depuis la rue en vision frontale une transparence sur les grandes portes qui révèlent un jardin en profondeur. La composition architecturale définit un triptyque en lanière qui juxtapose immeuble patrimonial, édifice contemporain et jardin planté.

A la dichotomie architecturale séparant le neuf et l’ancien depuis la place publique et la rue, s’oppose un traitement intérieur qui unifie l’espace pour affirmer l’unicité du lieu et donner des sensations de plans libres mettant en communication tous les recoins des édifices.
Le surplomb de l’édifice créé sur la toiture du bâtiment existant est exploité par l’introduction d’une grande verrière qui révèle depuis le plateau de bureaux du R+1 la surélévation contemporaine.La transparence des parois de verre offre en vision réciproque l’activité des usagers de chacun des niveaux.
L’intention est clairement ici de créer des espaces fluides,malléables, composables et interconnectés par un jeu de transparences et de circulations lisibles .
Le traitement architectural intérieur se veut un travail de fusion ou le béton brut la pierre brute,le bois naturel, le plancher ciré, le métal noir se mêlent pour composer un lieu qui échappe aux effets de modes et conjugue le passé et le présent.