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programme

Siège de la caisse d’épargne à bordeaux : programme mixte (bureaux, salles polyvalentes, restaurants, accueil hall etc.)

localisation

Bordeaux

maître d’ouvrage

Caisse d’Epargne

surface

11 000 m² (hors sous-sol)

statut

Concours 2013, projet non lauréat

Caisse d’Epargne de Bordeaux

Le quai de Paludate, avec ses chais et ses entrepôts, incarne l’histoire du négoce portuaire bordelais. Entre la Garonne et la halle Debat-Ponsan, le siège de la Caisse d’Épargne en prend possession via l’inscription de son profil élancé flanqué d’élévations aériennes dont les grandes horizontales qui les strient accompagnent le défilement des voitures. Cette écriture en lame effilée héritée de la forme de la parcelle propose au niveau du sol des travées de piles de béton qui prolongent l’eurythmie des portiques de la halle voisine. Une telle composition associant structure franche et voiles de verre offre ainsi dans une lecture dynamique la perception d’un enchevêtrement en profondeur des deux édifices. Le dessin en dalles de béton du parvis traverse les vitrages qui viennent enclore les limites de la banque pour irriguer le regard et les pas du visiteur jusqu’au cœur du hall et plus loin vers la ville ou le fleuve. C’est un travail sur la mise en liaison des éléments du contexte à travers la déclinaison de transparences et de reflets et l’alternance de pleins et de vides dont le rythme est ajusté sur le parcours urbain. La stratification du bâtiment est intelligible d’un simple regard : espaces d’accueil et de convivialité au RDC (« deck », aux matériaux chaleureux), terrasse privée sous un auvent profilé tapissé de bois et les plateaux libres de bureaux dans les étages supérieurs. Les circulations verticales s’affichent en façade pour signifier le fonctionnement des dessertes et soulignent le tissage d’horizontales et de verticales qui identifie l’architecture. Ce travail sur l’échelle et les jeux de rapports offre ainsi une relecture des proportions et des rythmes des façades anciennes déroulées le long des quais bordelais. La résille de métal, réminiscence du patrimoine industriel, s’épaissit à l’ouest et au sud pour accueillir des brise-soleil horizontaux et verticaux venant contrôler l’ensoleillement jusqu’en demi-saison. Conjugué à la faible épaisseur du bâtiment, un tel dispositif garantit à l’espace intérieur le confort d’usage, l’éclairement naturel et la vision du paysage. Enfin, l’espace de la présidence à l’angle ouest est logé sous la toiture rampante équipée d’une treille vinicole qui s’étire sur les parois verticales pour ombrager l’espace des salons et les aires de repos extérieures. C’est ainsi un langage architectural qui veille à créer des impressions d’espaces, à vivre, à observer ou à parcourir.