programme

Démolition d’un centre commercial et bureaux, réalisation de 69 logements sociaux, de 10 commerces et bureaux, d’un parking et de nouvelles voieries publiques

localisation

Bordeaux

maître d’ouvrage

In Cité

mission

mission complète

surface

6 164 m² (4874m² habitation + 1290m² commerces) + 680m² stationnement

coût

8 000 000€ HT

statut

Livraison en Février 2019

Restructuration de l’îlot Counord

 

Au nord de Bordeaux, le quartier Grand Parc se compose de tours et de barres où se glisse le projet, entre alignement et décalage. La composition utilise la trame orthogonale du quartier pour fondre l’architecture dans le paysage urbain tout en lui octroyant une visibilité singulière. Parallèles aux immeubles préexistants, les deux nouveaux bâtiments ont une volumétrie distincte et délimitent une agora végétalisée, visible depuis le Tram au nord. Contre la grande échelle susceptible de déliter le lien social, la place appelle à l’intimité, la rencontre et la déambulation d’un commerce à l’autre. Entre dévoilement et dissimulation, elle permet de lier les immeubles entre eux tout en respectant la règle des prospects, fait respirer l’îlot et l’emplit d’urbanité. D’où l’importance des espaces de passage qui donnent la sensation de progresser dans un espace protégé. Au-delà de générer des perspectives, ces couloirs fonctionnent comme des entrées de lumières et des voies d’aération naturelles de l’îlot. Le plan répond ainsi aux exigences de densification et de mixité en distribuant l’ensemble des commerces et des bureaux en RDC surmontés des logements et en disposant les stationnements en bordure d’îlot pour fluidifier les déplacements.

L’alternance des pleins et des vides mise en scène dans le plan caractérise l’architecture des bâtiments qui tire profit des orientations et s’harmonise avec la barre rénovée par l’agence Lacaton et Vassal. L’aménagement des gradins permet d’installer des terrasses au sud avec vue sur la ville et, au nord, des potagers hors-sol accessibles à tous les locataires. La toiture est ainsi traitée comme une cinquième façade : l’épannelage de l’architecture sert à inventer un environnement différencié et végétalisé qui dialogue avec le paysage urbain. De même, le jeu de rythmes, de lignes et de percées des façades entre en résonnance avec la modénature régulière de l’architecture classique bordelaise.